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Histoire de bijoux

Le magazine

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Objets, techniques, usages et manières de porter — le bijou lu comme un document, d'une région et d'une époque à l'autre.

Patrimoine

Tumar : les porte-amulettes d'Asie centrale

Le tumar n'est pas un simple pendentif, encore moins un « porte-Coran ». En Asie centrale, ses formes, son contenu et sa place sur le corps racontaient les craintes liées à la maladie, au mauvais œil, à la grossesse et à la fécondité.

Savoir-faire

Filigrane de Prizren : entretien avec une orfèvre des Balkans

À Prizren, au Kosovo, le filigrane se travaille encore au fil d'argent torsadé et soudé. Une orfèvre explique le geste, l'héritage des corporations ottomanes, la koinè technique qui relie Prizren à Shkodër, Ohrid ou Ioannina, et démonte quelques légendes : l'argent massif, la paternité nationale, l'inscription à l'UNESCO.

Patrimoine

Saukele : la coiffe de la mariée kazakhe, un an de parure

Haute coiffe conique de velours rouge, chargée de cornalines, de corail et de pendeloques d'argent, le saukele n'était porté qu'une année environ. Il ouvrait pourtant une suite de coiffes qui, du mariage à la maturité, disait à tous où en était une femme de sa vie. Enquête sur un objet dont les chiffres circulent souvent déformés.

Patrimoine

Anneaux temporaux viatitches : le bijou dit l'origine

Portés dans les cheveux ou fixés à une coiffe, les anneaux temporaux rendaient visible une appartenance tribale. Chez les Viatitches, leurs trois, cinq ou sept lobes parlaient de l'origine, non de l'âge, du mariage ou du nombre d'enfants.

Patrimoine

Argent turkmène et cornaline : entretien avec une conservatrice

Pendentif asyk accroché aux nattes, bracelets bilezik à têtes de serpent, pectoraux sertis de cornaline : la parure turkmène teke se lit comme une carte d'identité. Une conservatrice de collections d'Asie centrale démêle le vocabulaire, pèse les parures de mariée et écarte les légendes qui circulent sur ces bijoux.

Patrimoine

Le thaler de Marie-Thérèse : la monnaie 1780 devenue parure

Une pièce d'argent frappée pendant deux siècles et demi avec la même date, des monnaies bulgares et serbes suspendues à une ceinture de mariage, des médailles copiées en laiton dans les villages de Poltava. La monnaie portée n'est pas une fantaisie : c'est une réserve de valeur visible, et un piège pour qui veut dater un bijou.

Patrimoine

Kokochnik : de la coiffe paysanne à l'uniforme de cour

Le kokochnik n'était pas la coiffe des jeunes filles : il signalait le statut de femme mariée en couvrant entièrement la chevelure. Son passage du costume régional à la tenue de cour révèle la transformation d'un signe social vécu en apparat codifié.

Savoir-faire

Vrai ambre, copal, faux : ce qu'un laboratoire peut prouver

Acide succinique, spectre infrarouge, acétone, lampe UV, paillettes de soleil : une gemmologue de laboratoire passe en revue les tests qui servent à reconnaître l'ambre. Et surtout, elle dit ce que chacun d'eux ne prouve pas.

Savoir-faire

Terre bleue : les vrais chiffres de l'ambre à Kaliningrad

Sous la péninsule de Sambie, la terre bleue contient bien moins d'ambre que ne l'affirment certains récits. Profondeur, teneur, tonnages et part de marché doivent être distingués avant de suivre la matière jusqu'au bijou.

Patrimoine

Koubatchi, des cottes de mailles à l'argenterie

Le nom même de Koubatchi renvoie aux fabricants de cottes de mailles. L'argenterie qui fait aujourd'hui sa réputation résulte d'une histoire plus complexe, entre héritage des armuriers, gestes d'atelier et organisation soviétique.

Savoir-faire

Minankari : une émailleuse de Tbilissi raconte le cloisonné géorgien

Le minankari est le nom géorgien de l'émail cloisonné. Une émailleuse de Tbilissi décrit le geste — cloisons de fil, poudre de verre, cuissons successives — et remet d'aplomb ce que l'on raconte du triptyque de Khakhuli, de l'or de Vani et du renouveau contemporain.

Savoir-faire

Le nielle, ou l'art de dessiner en noir sur l'argent

Le nielle ne désigne pas simplement un argent devenu noir. Il s'agit d'une matière sombre introduite dans un décor gravé, puis polie avec le métal pour en rendre le dessin lisible. Des objets médiévaux aux parures caucasiennes, cette technique raconte aussi la circulation des gestes.

Savoir-faire

Poinçon 84 : lire l'argent ancien sans le surinterpréter

Un nombre frappé dans le métal ne raconte jamais toute l'histoire d'un bijou. Le titre russe 84, les monnaies datées 1780 et les métaux blanchis des Balkans demandent une lecture croisée, attentive aux matières comme aux décors.

Bien-être et parure

Pierres et apaisement : l'histoire raconte, la science mesure

Le stress se lit dans le sommeil, l'appétit, le rythme du cœur, la peau. Depuis des siècles, des femmes ont confié cette inquiétude à une pierre portée sur elles. Ce que ces pierres ont représenté, ce que la recherche en a vérifié, et ce que le bijou peut réellement offrir.

Porter

Porter les grands bijoux d'argent aujourd'hui

Plastrons, bracelets portés par paires, chaînes de monnaies et pendeloques furent des éléments de protection, de dot ou de statut. Les porter aujourd'hui suppose de connaître leur premier langage, puis de construire une silhouette qui leur laisse de l'espace.

Bien-être et parure

Hypersensibilité : quand la parure devient un refuge

On se dit hypersensible comme on avoue une fatigue. Derrière le mot, il y a un trait de personnalité mesuré depuis 1997, des confusions tenaces et, pour celles qui vivent tout un peu trop fort, des gestes minuscules qui aident : parmi eux, celui de toucher un bijou dont on a choisi la matière.

Porter

Porter un collier de monnaies aujourd'hui

Avant de devenir un motif de mode, la monnaie portée appartenait à des parures de mariage, de fête et de statut. La porter aujourd'hui demande de regarder sa construction, son poids et son histoire, sans réduire l'objet à un simple collier.

Bien-être et parure

Ménopause : mieux la vivre, et ce que la parure dit des âges

Autour de cinquante ans, le corps change de régime. Les sources médicales françaises disent ce qu'il faut en savoir, sans dramatiser. Et l'histoire des parures rappelle une chose oubliée : dans toutes les traditions couvertes par ce magazine, la femme changeait de bijoux en changeant d'âge. Un geste à retrouver, comme une estime de soi.