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Histoire de bijoux
Étui à amulette d'argent suspendu sous le bras, contre le flanc d'un vêtement brodé

Matière et geste

Porter ses bijoux : la place du corps, l'âge et la permission

Un bijou ancien ne se posait pas où il tombait bien. Il occupait une place précise sur le corps — l'aisselle, la tempe, le dos, le front — et cette place était un raisonnement sur l'âme, l'âge et le droit de paraître.

  • Qoltiq tumarétui d'argent · porté sous l'aisselle · Ouzbeks et Tadjiks
  • Bilezikbracelets par paires · femmes d'âge mûr · Turkmènes teke
  • KoltXIe-XIIIe s. · suspendu aux tempes par des chaînes · Rus'
  • Saukelecommandé un an avant les noces · porté un an · Kazakhstan
  • Nizalkachaîne de monnaies · trois crochets sur la ceinture haute · Macédoine

Il y a une question que l’on pose rarement à un bijou ancien, et c’est pourtant la seule qui le rende lisible : pourquoi là ? Pourquoi cet étui d’argent sous le bras plutôt qu’au cou, ce pendentif à la tempe plutôt qu’à l’oreille, ce disque au sommet du crâne plutôt qu’au front ?

Les catalogues de musée décrivent admirablement les objets et taisent presque toujours leur emplacement, qui paraît accessoire. Il ne l’est pas. Dans les aires couvertes par ce magazine — Russie, Ukraine, Asie centrale, Balkans, Caucase, Baltique — la place d’une parure sur le corps procède d’un raisonnement, et ce raisonnement porte sur trois choses : par où le mal entre, quel âge on a, et devant qui l’on a le droit de paraître.

Ce guide traite du port historique, tel que les sources muséales et ethnographiques le documentent — et non du style contemporain, pour une raison développée à la fin.

Le corps comme carte des points faibles

Le cas le plus démonstratif vient d’Asie centrale. Les étuis à amulettes portés sous l’aisselleqoltiq tumar chez les Ouzbeks et les Tadjiks — protégeaient l’âme humaine, censée quitter le corps par les aisselles. L’emplacement n’a rien d’arbitraire : c’est une issue que l’on bouche.

La preuve que ce raisonnement est celui des porteurs, et non une reconstruction de savant, tient dans un détail textile. Les mêmes populations cousaient aux aisselles de leurs vêtements des coins de tissu décorés, appelés kulfak chez les Tadjiks — « petit cadenas ». Bijou d’argent et pièce de tissu obéissent à la même topographie.

Le dos relevait de la même cartographie, et il était tenu pour la partie du corps la plus vulnérable. Les Karakalpaks y cousaient des amulettes textiles triangulaires de tissu rouge, les zhauyrynsha — de zhauyryn, l’omoplate —, fixées au dos des vêtements d’enfants et d’hommes. Les duashik de la même famille protégeaient non plus un corps mais un seuil, fixés à la natte de roseau fermant l’entrée de la yourte : on protège le dos d’un enfant et la porte d’une maison par le même objet.

Le tumar, appellation la plus répandue en Asie centrale pour l’étui à amulette, est un boîtier d’argent ou doré porté contre les mauvais esprits, le mauvais œil, la maladie et l’infertilité. Le mot vient de l’arabe et désigne à l’origine une prière écrite sur papier, rédigée par un mollah contre une petite rétribution. La taille commandait le mode de port : les grands exemplaires se portaient au cou par des chaînes, les plus petits étaient cousus dans le vêtement, donc invisibles.

Le bozuband, très populaire chez les Ouzbeks et les Tadjiks, ajoute une orientation à cette géographie : étui cylindrique porté horizontalement sur le bras, dont on estime qu’il dérive de bracelets — du persan bazu, le bras, et band, le ruban.

Les tempes : un bijou qui encadre le visage

La tempe est l’autre emplacement fort, et il appartient à l’espace de la Rus’. Le kolt — au pluriel kolty, ou kolti — est un pendentif creux porté en paire, de part et d’autre du visage, suspendu à la coiffe au niveau des tempes, d’où sa désignation muséale de temple pendant, pendant de tempe. Les exemplaires conservés datent des XIe-XIIIe siècles.

Dumbarton Oaks précise le mécanisme : les kolti étaient suspendus par des chaînes à la chevelure ou à un bonnet, le long du visage. Le bijou ne repose pas sur la peau, il pend dans l’espace qui borde les joues, et il bouge quand la tête bouge.

C’est ici que la documentation impose une réserve, et il vaut mieux la dire que la combler. On ne sait pas si les kolts étaient portés par les femmes seulement ou par les deux sexes. Mieux : la seule découverte archéologique qui documente précisément une fixation concerne les rabats d’un bonnet d’homme. Attribuer automatiquement ces objets au costume féminin est une extrapolation à partir d’une iconographie plus tardive — plausible, mais non démontrée.

Les visotchnye koltsa, les anneaux temporaux, occupent la même région de la tête mais ne se portaient pas de la même façon : on les tressait dans les cheveux, on les attachait au bandeau frontal d’une jeune fille ou à la coiffe d’une femme mariée. Ils servent en archéologie de marqueur tribal — les Viatitches portaient des anneaux à trois, cinq ou sept lobes, d’où leur nom d’anneaux lobés, semilopastnye.

Sur ce qu’ils disaient, la prudence s’impose à nouveau. Ils marquaient la tribu de naissance, transmise par la ligne paternelle, et non l’alliance : une femme mariée dans une autre tribu continuait de porter ceux de sa tribu d’origine, tandis que ses filles portaient ceux de la tribu de leur père. Quant à leur nombre, les tentatives savantes de le relier à l’âge ou aux naissances n’ont pas abouti. Le bijou dit d’où l’on vient. Il ne tient pas le compte des enfants.

Le front, le sommet du crâne, les nattes

Descendre de quelques centimètres change le sens de l’objet. Le mokhi tillo, « lune d’or », est un ornement de coiffe en forme de croissant aux extrémités relevées, porté au milieu du front ; il porte aussi les noms de at tuegi, « sabot de cheval », et bibishokh, « cornes de la mère ». Le nom lunaire renvoie au culte astral : le croissant symbolise le début d’un nouveau cycle de vie et constitue un attribut de la déesse-mère de la fécondité.

Le tilla bargak, « feuille d’or », occupe la même zone frontale : un diadème cousu sur une bande d’étoffe, composé de treize à quinze plaques carrées d’argent doré, orné de turquoises et de perles de corail. Il se portait seul ou associé à la couronne tilla kosh — l’assemblage de plusieurs pièces sur une même tête est ici la règle.

Femme ouzbèke portant un diadème de plaques d'argent doré à turquoises et corail
Le tilla bargak se cousait sur une bande d'étoffe et se combinait à d'autres pièces sur la même tête.

Le gajak, ou kajak, introduit une orientation horizontale : plaque d’argent en amande dont l’extrémité allongée forme une volute, il se portait aux tempes, fixé à la coiffe ou aux cheveux. Au revers, des boucles permettaient d’attacher des plumes d’oiseau — généralement une plume de canard frisée, et chez les Tadjiks de la région d’Asht des plumes de paon. Sa fin est datable : vers 1915, les joailliers de Tachkent cessèrent de le produire et le transformèrent en broche, le tunagich. Quand une société cesse de coiffer ses femmes de la sorte, l’objet migre plutôt qu’il ne disparaît.

Les nattes, enfin, sont un support à part entière. L’asyk turkmène, pendentif d’argent en forme de cœur, était accroché aux nattes lors du rituel de mariage. Offert par la famille du marié, il est considéré comme une amulette protégeant les femmes de la maladie, en particulier avant et pendant la grossesse — c’est ainsi que le décrit le Musée national d’histoire de l’Ukraine, qui conserve et documente la parure féminine teke dont il fait partie.

Les oreilles : le poids, le signe et son renversement

Les boucles d’oreilles ouzbèkes, dites génériquement isirga, sont nommées d’après leur forme — khalka, le cercle — ou leur nombre de pendeloques : uch ayak, « trois pattes », besh ayak, « cinq pattes ». Leur port pose un problème matériel que les sources résolvent explicitement : les plus lourdes étaient cousues sur un ruban passé par-dessus la tête, afin de soulager les oreilles. L’oreille cesse alors de porter seule ce qu’elle semble porter.

L’histoire la plus retorse se joue à Boukhara au XIXe siècle. Les esclaves achetés y étaient marqués d’un anneau d’argent — les hommes à l’oreille droite, les femmes à la cloison nasale.

Et pourtant la croyance en la valeur protectrice des boucles d’oreilles l’emporta sur cette association : dans une famille longtemps restée sans enfant, on collectait des fragments d’argent chez des familles nombreuses pour en faire une boucle que l’enfant portait jusqu’à son mariage. Le même anneau d’argent à l’oreille signifie donc, selon qui le pose et sur qui, la servitude ou la protection d’une naissance espérée. La place seule ne fait pas le sens : il y faut le geste, l’intention et le contexte social.

L’âge décide, et il décide d’abord

La règle la plus constante de ces aires n’est ni géographique ni matérielle : la parure change avec l’âge.

Chez les Turkmènes, les bilezik sont des bracelets portés par paires par les femmes d’âge mûr — métal incrusté de cornaline, décor de lignes gravées, extrémités portant des pointes estampées soudées qui évoquent des têtes de serpent, yilan bash. Ce n’est pas un bijou que l’on porte à vingt ans, et la paire n’est pas une coquetterie de symétrie : c’est la forme correcte du port.

Le cas kazakh est le plus précisément chronométré. Le saukele, coiffe de mariée, était commandé un an à un an et demi avant le mariage et porté environ un an, jusqu’à la naissance du premier enfant ; la cornaline y protégeait du mauvais œil, le corail et les perles renvoyant à la fécondité. Il était ensuite remplacé par le zhelek, puis, après l’accouchement, par le kimeshek. Trois coiffes pour trois états d’une même femme en deux ou trois ans : la tête est un calendrier.

En Russie, la coiffe encode la même progression. Le kokochnik était destiné aux femmes mariées et devait couvrir intégralement la chevelure, une femme mariée ne pouvant paraître tête nue devant des étrangers ; les jeunes filles portaient au contraire des coiffes ouvertes laissant voir les cheveux. Sous la coiffe rigide venait souvent le povoinik, bonnet de toile couvrant intégralement les cheveux, porté seul ou comme base.

La kitchka rogataya, la kitchka cornue, pousse la logique d’un cran : portée par les jeunes femmes mariées du sud de la Russie, elle était remplacée par une coiffe sans cornes lorsque la femme vieillissait. La coiffe n’encode donc pas seulement l’alliance, mais l’étape de la vie — elle mesure une distance depuis les noces, pas un état figé.

En Ukraine, la couleur prend le relais de la forme. Le corail rouge était porté par les jeunes femmes, le blanc ou le transparent pendant le deuil et le carême ; passé trente ans, les femmes renonçaient largement au namysto, les plus âgées ne portant que des teintes sombres. Les Balkans confirment le principe par le vêtement : en Bulgarie, les femmes non mariées ne se couvraient pas les cheveux, les femmes mariées portaient un couvre-chef, et la veuve un foulard noir cachant entièrement les cheveux.

Le jour, la fête, et la peur de casser

Une parure complète n’était pas une tenue quotidienne, et la raison est banale.

Deux colliers de corail rouge côte à côte, l'un à un seul rang, l'autre à de nombreux rangs
Le nombre de rangs distinguait la parure de fête de celle des jours ordinaires, par crainte de casser les perles.

Le port quotidien comportait moins de rangs de namysto que le port festif, par crainte de casser les perles — un bris étant tenu pour présage de malheur. Deux motifs se superposent, l’un matériel, l’autre augural, et vont dans le même sens : on ménage l’objet et l’on ménage le sort. Ce qu’une photographie d’apparat montre n’est donc pas ce qu’une femme portait en allant travailler.

Le nombre de rangs signalait par ailleurs la fortune : les plus pauvres en portaient deux ou trois, les femmes aisées dix à quinze. La langue enregistrait la différence sans ménagement : les vrais coraux étaient dits dobre namysto, « bon collier », par opposition aux imitations dites dourne — faux, sot.

La poitrine obéissait à une hiérarchie. Le doukatch se portait par-dessus tous les autres colliers, en position centrale, et se transmettait de mère en fille ou entrait dans la dot de la mariée. Il porte aussi les noms de lytchman, yahnous et panahiyka — le yahnous désignant les médaillons en forme de cœur, la panahiyka les petits médaillons-icônes à scènes bibliques. Cette dernière catégorie touche au bijou de dévotion, que le site jumeau bijoux-croix.fr traite pour lui-même ; on se borne ici à noter sa place sur le corps.

Toutes les parures de cou n’étaient d’ailleurs pas féminines à l’origine. La zgarda était portée par les hommes et par les femmes ; ce sont les femmes qui ont plus tard adopté la parure masculine par-dessus leurs propres bijoux, pour signaler leur statut d’épouse de gazda, de propriétaire terrien. Porter le bijou d’un autre groupe, à sa place habituelle, était une manière d’en revendiquer le rang.

Ce que l’on accroche à la ceinture

La taille est le dernier grand point d’ancrage, et les Balkans la documentent le mieux. La nizalka macédonienne est une chaîne de monnaies suspendues avec des amulettes en filigrane, fixée sur la ceinture haute par trois crochets — celui du centre portant les armoiries royales serbes. Elle faisait partie de la dot de la mariée et se portait au mariage, puis lors des fêtes.

Le pafta — aussi pafti, ou kolen — est l’agrafe de ceinture portée par les femmes mariées, élément central du costume féminin bulgare et macédonien : un objet d’usage, la fermeture d’un vêtement, sert de support au signe d’un état civil.

La mariée de Galičnik portait une lourde ceinture d’argent ou de métal, la nitalka, à chaînes pendantes garnies de grosses pièces d’argent, ainsi qu’une chaîne de lires turques en or portée en sautoir autour du cou. Des thalers de Marie-Thérèse datés de 1780 figuraient couramment parmi les pièces suspendues à la nitalka des jeunes épouses, selon l’ethnographe Olive Lodge en 1935. Ces monnaies ne datent pourtant pas la parure : le thaler porte la date figée de 1780 sur toutes les frappes postérieures à la mort de l’impératrice, quelle que soit leur année réelle.

Le costume de mariée de Galičnik conservé au British Museum, du début du XXe siècle, donne la mesure de ce que « porter » voulait dire ici : il comporte exactement cent boutons en filigrane d’argent — vingt sur la veste à manches longues, quarante sur le gilet sans manches, quarante sur le gilet long. Le bijou balkanique est largement un bijou cousu, solidaire du vêtement plutôt que posé sur le corps.

L’enjeu dépassait l’ornement. Le port de bijoux avec le costume folklorique bulgare était le principal indicateur de la richesse et du statut social de celle qui les portait, ces bijoux constituant une partie de la dot de la mariée. Chez les Albanais des Balkans, la mariée porte de l’or à la fois comme dot et comme garantie d’autonomie : cet or lui appartient en propre, et une épouse pouvait divorcer selon un processus socialement admis en le conservant. Porter sa fortune sur soi, c’est la garder — au sens le plus littéral.

Les parures les plus anciennes se portaient déjà

Le geste est ancien bien au-delà des périodes documentées ci-dessus, et un trésor balte le montre. Découvert entre 1860 et 1881 lors du dragage de la lagune de Courlande par la société Stantien & Becker, le trésor de Juodkrantė comprenait 434 objets travaillés, dont des figurines humaines et animales néolithiques datées de la seconde moitié du IVe au IIIe millénaire avant notre ère. Certaines sont percées de petits trous, ce qui indique un port en amulette.

Pline l’Ancien rapporte que la distance de Carnuntum en Pannonie aux côtes de Germanie d’où provient l’ambre est d’environ six cents milles romains : une matière que l’on portait sur soi à des centaines de milles de son gisement. La mise en scène du bijou comme spectacle est en revanche récente, et styleetglamour.fr en retrace la construction dans son histoire des icônes du glamour.

Le Caucase offre, dans un tout autre registre, un objet dont la seule description dit l’exigence du port : un collier en or de Vani, des Ve-IVe siècles avant notre ère, composé de 56 gazelles accroupies et de 13 perles d’espacement, les éléments ayant été estampés en deux moitiés puis soudés. On ne sait rien, par ces sources, de qui le portait ni comment il tombait sur une gorge. On sait qu’il fut fait pour être porté.

Ce que ces sources ne disent pas

Une réserve pour finir, et elle est large. Tout ce qui précède documente le port historique : la place de l’objet sur le corps, l’âge et le statut qui en donnaient le droit, la circonstance qui l’appelait. La façon de porter aujourd’hui ces grands bijoux d’argent — comment une femme les associe aujourd’hui, ce qui convient à telle morphologie, quelle longueur pour quel décolleté — n’est documenté par aucune des sources réunies ici.

Ce n’est pas une omission par pudeur, c’est une limite de la matière. Les fiches muséales décrivent des objets déposés en vitrine ; les enquêtes ethnographiques, des usages révolus. Aucune ne donne de règle de style transposable, et une telle règle, si on l’écrivait, serait inventée — ce que ce magazine s’interdit.

La logique historique du port, elle, est loin d’être muette : un bijou occupait une place précise pour une raison précise, changeait avec l’âge de celle qui le portait, se réservait à certaines circonstances, se ménageait par crainte de le briser. C’est déjà une manière de regarder un objet ancien autrement que comme un ornement disponible — quelque chose qui avait son endroit, son moment et ses ayants droit.

Questions fréquentes

Parce que l'âme était censée quitter le corps par les aisselles. Les étuis à amulettes portés à cet endroit, dits qoltiq tumar chez les Ouzbeks et les Tadjiks, fermaient ce passage. La même logique explique les coins de tissu décorés cousus aux aisselles des vêtements, appelés kulfak — « petit cadenas » — chez les Tadjiks. La place sur le corps n'est pas un choix esthétique : c'est une carte des points vulnérables.

Non. Ces anneaux marquaient la tribu de naissance, transmise par la ligne paternelle, et non le statut marital. Les tentatives savantes de relier leur nombre à l'âge ou aux naissances n'ont pas abouti. Affirmer que tel nombre d'anneaux signifie tel nombre d'enfants est une invention.

Non, et l'écart est documenté en Ukraine : le port quotidien comportait moins de rangs de namysto que le port festif, par crainte de casser les perles — un bris passant pour présage de malheur. La parure complète était une tenue de circonstance, pas un uniforme permanent.

L'inverse exactement. Le kokochnik était destiné aux femmes mariées et devait couvrir intégralement la chevelure, une femme mariée ne pouvant paraître tête nue devant des étrangers. Les jeunes filles portaient au contraire des coiffes ouvertes laissant voir les cheveux.

Non. Elle était portée par les jeunes femmes mariées du sud de la Russie, puis remplacée par une coiffe sans cornes lorsque la femme vieillissait. Loin d'être bénie, elle était un point de friction : les prêtres refusaient l'entrée des églises aux femmes qui la portaient.