
Bien-être et parure
Hypersensibilité : quand la parure devient un refuge
On se dit hypersensible comme on avoue une fatigue. Derrière le mot, il y a un trait de personnalité mesuré depuis 1997, des confusions tenaces et, pour celles qui vivent tout un peu trop fort, des gestes minuscules qui aident : parmi eux, celui de toucher un bijou dont on a choisi la matière.
Cet article prolonge un texte publié sur ce domaine avant sa reprise éditoriale. Il a été entièrement réécrit et ses informations de santé revérifiées.
- Échelle HSPAron & Aron, 1997 · 27 items
- Groupes de sensibilitéLionetti et al., 2018 · 906 adultes
- Ambremauvais conducteur thermique, paraît tiède
- Densité de l'ambre1,04 à 1,10 · dureté 2 à 3 Mohs
- Avis Anses sur l'électrohypersensibilitémars 2018
Il y a des femmes qui sortent d’un dîner comme d’une averse. Elles ont tout entendu, tout senti : la lampe trop blanche, le parfum de la voisine, la phrase de travers dite à la fin, le col qui grattait. Le lendemain, elles sont fatiguées d’une fatigue que personne autour d’elles ne comprend, et elles cherchent un mot. Depuis quelques années, ce mot est « hypersensible ». Il est devenu si courant qu’il ne veut plus dire grand-chose, et si commode qu’on y range tout : l’émotivité, le bruit qui blesse, les étiquettes de vêtement, le haut potentiel supposé et même les ondes du téléphone.
Ce magazine parle de ce qu’une femme porte et de ce que cela raconte. Nous avons donc voulu reprendre la question par les deux bouts : d’un côté ce que la recherche publiée dit vraiment de la haute sensibilité, sans complaisance ni raillerie ; de l’autre, ce que l’expérience du bijou, cette petite chose posée sur la peau toute la journée, qu’il s’agisse des parures du monde que ce magazine décrit région par région ou du pendentif de tous les jours, peut apporter à quelqu’un qui perçoit tout un peu trop fort. Pas un remède. Un refuge à portée de main, au sens le plus littéral.
Ce que « hypersensible » veut dire, et ce que ça ne veut pas dire
Le concept a une date de naissance assez précise. En 1997, les psychologues Elaine et Arthur Aron publient dans le Journal of Personality and Social Psychology (volume 73, pages 345-368) un article fondé sur sept études empiriques, qui isole un trait qu’ils nomment sensory-processing sensitivity, la sensibilité du traitement sensoriel. Leur contribution principale est un outil : une échelle de 27 items, la Highly Sensitive Person Scale, dont ils établissent la fiabilité et la validité. Le point essentiel de l’article est que cette sensibilité n’est ni l’introversion ni l’émotivité, deux variables avec lesquelles on la confondait jusque-là : elle en est partiellement indépendante.
Deux choses en découlent. La haute sensibilité est un trait de personnalité mesuré par un questionnaire, pas une maladie ni un diagnostic. Et la mesure est continue : on est plus ou moins sensible, on ne l’est pas comme on a ou non une fracture. En 2018, une équipe menée par Francesca Lionetti a soumis l’échelle à 906 adultes et cherché, par une analyse de classes latentes, combien de groupes se dessinaient réellement dans les réponses. La réponse, publiée dans Translational Psychiatry, fut trois plutôt que deux : environ 30 % de personnes peu sensibles, 40 % de sensibilité moyenne et 31 % de personnes hautement sensibles. Les auteurs les ont baptisées pissenlits, tulipes et orchidées, une métaphore qui a fait fortune parce qu’elle dit bien la chose : l’orchidée souffre davantage d’un mauvais terrain et profite davantage d’un bon.
C’est exactement la conclusion de la grande revue critique publiée en 2019 dans Neuroscience and Biobehavioral Reviews par Corina Greven, Francesca Lionetti, Elaine Aron et leurs collègues : la sensibilité du traitement sensoriel est un trait courant, héritable, conservé au cours de l’évolution, qui accroît le risque de problèmes liés au stress dans un environnement négatif mais apporte un bénéfice plus grand des expériences positives et soutenantes. Les mêmes auteurs reconnaissent que le champ manque encore de mesures objectives et fiables, et que l’on comprend mal les mécanismes qui distinguent ce trait d’autres traits voisins. Le phénomène est donc sérieux, étudié, et encore jeune : il mérite mieux que les tests en dix questions, et mieux que le mépris.
Trois mots que l’on confond
La difficulté, dans la conversation courante, vient de ce qu’un seul mot français recouvre des réalités que la science sépare. On gagne beaucoup à les distinguer, y compris pour choisir ce que l’on porte.
- La haute sensibilité au sens d’Aron : une manière de traiter l’information, en profondeur, avec une réactivité émotionnelle forte et une perception fine des détails subtils. Elle se mesure par questionnaire et concerne l’ensemble du fonctionnement psychique, pas seulement les sens.
- L’hypersensibilité sensorielle : une gêne marquée face à des stimulations précises, la lumière vive, certains bruits, certaines textures de tissu ou d’aliment, une étiquette dans le cou. Elle peut accompagner la haute sensibilité, mais on peut l’éprouver sans être une « orchidée », et inversement.
- L’hyperesthésie : un terme médical ancien, que le Dictionnaire de l’Académie française définit comme une « sensibilité excessive aux stimulations sensorielles », emprunté au latin médical et au grec aisthêsis, la sensation. En clinique, il désigne une exagération de la perception, souvent tactile ou douloureuse, et relève de l’examen par un médecin, non d’un trait de caractère.
Reste le quatrième mot, celui qui s’invite dans presque toutes les conversations : le haut potentiel. Beaucoup d’adultes qui se reconnaissent hypersensibles se demandent s’ils ne seraient pas, en fait, « surdoués ». L’Inserm rappelle qu’un quotient intellectuel d’environ 130, mesuré par un psychologue ou un neuropsychologue clinicien, est le seuil retenu pour parler de haut potentiel, et qu’un score obtenu par un test en ligne « n’a pas une grande valeur » en l’absence d’une analyse rigoureuse. Par construction de l’échelle de QI, ce seuil ne concerne qu’une très petite fraction de la population, alors que le groupe des personnes hautement sensibles compte, selon Lionetti, près d’un adulte sur trois. Deux notions, deux instruments, aucune déduction possible de l’une à l’autre. On peut être très sensible et d’intelligence tout à fait ordinaire, et c’est très bien ainsi.
Les « ondes » : une souffrance réelle, une cause non établie
L’ancienne version de cet article, écrite il y a quelques années, rangeait l’« hypersensibilité aux ondes » parmi les sensibilités sensorielles, à côté du toucher et de l’odorat, et proposait de débrancher les prises de la chambre. Nous avons voulu reprendre ce point honnêtement, parce qu’il touche des personnes qui souffrent vraiment et parce que la réponse des agences sanitaires est claire, dans les deux sens.
En mars 2018, l’Anses a rendu un avis d’expertise collective sur ce qu’elle appelle l’électrohypersensibilité, ou intolérance environnementale idiopathique attribuée aux champs électromagnétiques. Sa conclusion tient en deux phrases qu’il faut lire ensemble. La première : « il n’existe pas de preuve expérimentale solide permettant d’établir un lien de causalité entre l’exposition aux champs électromagnétiques et les symptômes décrits par les personnes se déclarant EHS ». La seconde : « les plaintes (douleurs, souffrance) exprimées par les personnes se déclarant EHS correspondent à une réalité vécue », et ces symptômes « nécessitent et justifient une prise en charge adaptée par les acteurs des domaines sanitaire et social ». L’agence analysait une quarantaine d’études de provocation, dans lesquelles on expose ou non les volontaires à l’insu de tous : aucune n’a permis de faire apparaître de façon fiable et reproductible des symptômes spécifiques.
L’Organisation mondiale de la santé disait la même chose dès décembre 2005, dans son aide-mémoire n° 296 : les symptômes, rougeurs, picotements, sensations de brûlure, fatigue, difficultés de concentration, vertiges, nausées, palpitations, « sont certainement réels et peuvent varier largement dans leur sévérité », mais « il n’y a pas de base scientifique pour relier les symptômes de l’EHS à l’exposition aux champs électromagnétiques ». L’OMS suggérait de regarder du côté d’autres facteurs de l’environnement : le scintillement des tubes fluorescents, l’éblouissement des écrans, la mauvaise ergonomie d’un poste, la qualité de l’air intérieur, le stress. Ce détour par les ondes n’est donc pas hors sujet pour nous : il dit qu’une personne très sensible perçoit réellement quelque chose de son environnement, même quand la cause qu’elle lui attribue ne tient pas. Le corps ne ment pas ; l’explication, parfois.
Le bijou, une expérience de peau
Venons-en à la parure. Un bijou est peut-être l’objet que l’on garde le plus longtemps contre soi dans une journée, plus longtemps qu’un vêtement pour les bagues et les chaînes que l’on ne retire pas la nuit. Pour une personne qui perçoit finement, cela en fait soit une source de gêne continue, soit un point d’appui. La différence tient à quatre paramètres que les descriptions de bijoux ignorent presque toujours : la température apparente de la matière, son poids, son frottement, son bruit. Notre guide sur la façon dont ces bijoux se portaient montre que les parures anciennes, elles, en tenaient grand compte.
La température d’abord. Ce que l’on ressent en posant un doigt sur un objet n’est pas sa température réelle mais la vitesse à laquelle il emporte la chaleur de la peau. Le Getty Museum, dans son catalogue des ambres antiques, le formule simplement : l’ambre « est un mauvais conducteur et paraît donc tiède au toucher dans le froid, et frais dans la chaleur ». À l’inverse, l’argent figure en tête des tableaux de conductivité thermique dressés par les gemmologues, avant même le cuivre et l’or : il vole la chaleur des doigts, d’où la petite morsure froide d’un fermoir ou d’une bague au matin d’hiver, qui s’efface en quelques minutes de port quand le métal a pris la température du corps. Ni l’une ni l’autre sensation n’est bonne ou mauvaise ; mais l’une des deux vous convient probablement mieux, et vous le savez déjà.
Le poids ensuite. Le Getty donne à l’ambre une densité de 1,04 à 1,10, « à peine plus lourd que l’eau » : un gros pendentif d’ambre pèse ce que pèserait un petit pendentif de métal. La dureté, de 2 à 3 sur l’échelle de Mohs, en fait une matière que l’ongle ne raye pas mais qu’une pointe d’acier entame ; c’est aussi ce qui lui donne, une fois poli, ce contact lisse et un peu doux, presque celui d’une corne. Le guide des matières organiques du bijou, ambre, corail et nacre, revient en détail sur ces constantes et sur les imitations qui ne les partagent pas : le verre, par exemple, est froid, lourd et dur.
| Sensation | Ce qui la produit | Matières et formes qui l’atténuent | Source |
|---|---|---|---|
| Froid au contact | Conductivité thermique élevée du métal | Ambre, corne, bois, nacre ; métal porté en continu | Causey, Getty Museum ; tableaux IGS |
| Poids qui tire | Densité de la matière et taille de la pièce | Ambre (densité 1,04-1,10), montures creuses, chaîne plus large | Causey, Getty Museum |
| Frottement, accroc | Arêtes, griffes de sertissage, maillons ouverts | Cabochons, montures fermées, chaînes serpent ou cordon | Observation de port |
| Bruit des pendeloques | Éléments mobiles qui s’entrechoquent | Pièce unique et fixe, boucles dormeuses, bracelet rigide | Observation de port |
| Fatigue du lobe | Boucles lourdes suspendues à l’oreille | Rubans de soutien attestés en Ouzbékistan ; clips, puces | Hejzlarova, Musée Náprstek |
Le frottement et le bruit, enfin, sont les paramètres que les personnes très sensibles décrivent le plus souvent et que l’on documente le moins. Une griffe qui accroche un pull, un maillon qui pince les cheveux de la nuque, trois breloques qui se cognent à chaque pas : pour la plupart des gens c’est un détail, pour d’autres une petite alarme qui sonne toute la journée. Il n’y a là aucune pathologie, seulement un seuil de perception plus bas, et une conséquence pratique : la pièce unique et immobile fatigue moins que la parure bavarde.
Ce que les parures anciennes savaient du corps
On serait tenté de croire que cette attention à la sensation est un raffinement moderne. C’est le contraire. Les parures traditionnelles que ce magazine décrit région par région ont été conçues par des femmes qui les portaient du matin au soir, parfois pendant un an d’affilée, et qui avaient résolu depuis longtemps la question du poids et du contact.
En Ouzbékistan, les boucles d’oreilles les plus lourdes n’étaient pas suspendues au lobe : Tereza Hejzlarova, dans les Annales du Musée Náprstek de Prague, décrit des isirga à trois ou cinq pendeloques que l’on cousait sur un ruban passé par-dessus la tête pour soulager les oreilles. En Asie centrale toujours, l’étui à amulette appelé tumar, boîtier d’argent contenant une prière écrite, se portait au cou pour les grands exemplaires et cousu dans le vêtement pour les petits ; certaines variantes, les qoltiq tumar des Ouzbeks et des Tadjiks, se glissaient sous l’aisselle, au plus près du corps, là où l’on croyait l’âme vulnérable. Chez les Turkmènes teke, le Musée national d’histoire de l’Ukraine documente l’asyk, pendentif d’argent en forme de cœur accroché aux nattes lors du mariage et tenu pour une protection de la femme contre la maladie. Ces objets n’étaient pas d’abord des ornements : c’étaient des présences, portées contre la peau, que l’on savait là.
Le geste de toucher ce que l’on porte est probablement aussi ancien que la parure elle-même. Le trésor de Juodkrantė, sur la lagune de Courlande, dragué entre 1860 et 1881, comprenait selon la littérature spécialisée des figurines d’ambre néolithiques percées de petits trous, ce qui indique un port en amulette : de l’ambre au cou il y a cinq à six mille ans, tiède, léger, que la main pouvait retrouver sans regarder. En Ukraine, le doukatch, médaille ou monnaie montée, se portait par-dessus tous les autres colliers, en position centrale sur la poitrine, et se transmettait de mère en fille ; les Houtsoules portaient aussi des chelest, des grelots sonores, preuve qu’une culture peut faire du bruit de la parure une qualité recherchée là où une autre y verra une gêne. Rien de tout cela ne dit qu’un bijou protège ; tout cela dit qu’une femme a toujours su où était le sien, et ce qu’elle éprouvait à le sentir.
Choisir sa pièce refuge
Nous ne donnons pas de conseil d’achat et ne citons aucune marque. Mais il existe une manière de choisir un bijou qui part des sensations plutôt que de l’image, en quelques questions à se poser, l’objet dans la main, avant de le passer au cou.
- Quelle est la première sensation de température ? Fermez les yeux et posez la pièce sur l’intérieur du poignet. Si la morsure froide vous crispe, tournez-vous vers l’ambre, la corne, le bois, la nacre ou une monture où le métal ne touche presque pas la peau.
- Le poids s’oublie-t-il ? Portez la pièce dix minutes en faisant autre chose. Ce que le cou, le lobe ou le doigt continuent de signaler au bout de dix minutes, ils le signaleront toute la journée.
- Y a-t-il une arête, une griffe, un maillon ouvert ? Passez la pièce sur un tricot fin. Ce qui accroche la laine accrochera le cou et les cheveux.
- Fait-elle du bruit quand vous marchez ? Un bijou refuge est silencieux. Une seule pièce, fixe, plutôt qu’une grappe de pendeloques.
- Avez-vous envie de la toucher ? C’est le critère décisif. La pièce refuge est celle vers laquelle la main revient d’elle-même, sans y penser, dans une réunion ou un wagon bondé.
Cette dernière question rejoint ce que nos consœurs de la mode observent quand elles expliquent comment composer un look autour de ses bijoux : la pièce portée tous les jours finit par dire quelque chose de soi, parce qu’on ne la choisit plus, on la retrouve. Pour une femme très sensible, ce n’est pas un effet de style, c’est une économie d’énergie : un bijou de moins à décider le matin, un point d’appui de plus dans la journée.
Un rituel d’ancrage, sans promesse
Ce que nous décrivons ici n’a rien de thérapeutique, et nous tenons à le dire une fois, clairement. Toucher un pendentif d’ambre entre deux doigts pendant que la lumière du bureau agresse et que la conversation se tend, c’est un geste d’ancrage : ramener l’attention à une sensation choisie, tiède, lisse, connue, au lieu de la laisser aux dix sensations subies. Des cultures très diverses ont fait de leurs parures des présences protectrices ; nous racontons cette histoire dans notre article sur la lithothérapie, les pierres et ce que dit la recherche, où l’on voit que la valeur de ces pratiques est culturelle et personnelle, et qu’aucune étude n’attribue à une pierre une action sur l’humeur ou la santé. Le bijou refuge fonctionne comme fonctionne un objet familier : par l’habitude, la mémoire, la sensation ; pas par une propriété de la matière.
Il y a aussi le soir. Une personne très sensible a besoin de temps de récupération, et les rituels de retour à soi ne sont pas un luxe. Retirer ses bijoux un à un en rentrant, les poser sur un lin plutôt que dans une coupelle qui tinte, sentir le cou et les doigts redevenir nus, c’est marquer la fin de l’exposition. D’autres gardent une seule pièce, toujours la même, pour la nuit. Les deux gestes disent la même chose : je choisis ce qui me touche.
Reste ce que le bijou ne peut pas faire. Si la sensibilité s’accompagne d’une souffrance durable, d’un isolement, de nuits cassées ou d’une tristesse qui ne passe pas, un professionnel de santé est l’interlocuteur qui convient, et aucun objet, si tiède et si doux soit-il, ne le remplace. Pour le reste, pour ces journées ordinaires où tout est simplement un peu trop fort, une pièce bien choisie dans les bijoux fantaisie chic que l’on garde des années ou un pendentif d’ambre hérité fera ce que les parures ont toujours fait : rappeler à celle qui le porte qu’elle a, à portée de main, quelque chose qu’elle a choisi.
Les femmes qui sortent d’un dîner comme d’une averse n’ont pas besoin qu’on leur dise qu’elles exagèrent, ni qu’on leur promette une pierre miracle. Elles ont besoin de mots justes, et de petites choses qui tiennent. L’ambre, disent les gemmologues du Getty, paraît tiède dans le froid et frais dans la chaleur, parce qu’il ne prend rien à la main qui le tient. On a connu de plus mauvaises définitions du refuge.
Questions fréquentes
Non. La haute sensibilité décrite par Elaine et Arthur Aron en 1997 est un trait de personnalité, mesuré par un questionnaire de 27 items, et non un diagnostic médical. Une revue critique publiée en 2019 dans Neuroscience and Biobehavioral Reviews la présente comme un trait courant, héritable, qui accroît la vulnérabilité aux environnements négatifs mais aussi le bénéfice tiré des environnements favorables.
Une étude de 2018 menée sur 906 adultes avec l'échelle HSP a distingué trois groupes plutôt que deux : environ 30 % de personnes peu sensibles, 40 % de sensibilité moyenne et 31 % de personnes hautement sensibles. Ces chiffres dépendent de l'échantillon et de l'outil ; ils ne sont pas une prévalence médicale.
Non. Le haut potentiel intellectuel se définit par un quotient intellectuel d'environ 130 mesuré par un psychologue, ce qui concerne une très petite fraction de la population. La haute sensibilité se mesure par un questionnaire de personnalité. Ce sont deux notions, deux instruments, et aucune ne se déduit de l'autre.
Les symptômes rapportés sont réels : l'Anses écrit en 2018 que les douleurs et la souffrance des personnes se déclarant électrohypersensibles correspondent à une réalité vécue. En revanche, la même agence conclut qu'aucune preuve expérimentale solide ne permet d'établir un lien de causalité avec l'exposition aux champs électromagnétiques, et l'OMS disait déjà la même chose en 2005.
L'ambre est un mauvais conducteur de chaleur : il ne pompe pas la chaleur des doigts, donc il semble tiède dans le froid et frais dans la chaleur, comme le note le Getty Museum. L'argent, au contraire, figure en tête des tableaux de conductivité thermique des gemmologues : il emporte vite la chaleur de la peau, d'où la première sensation de froid, qui disparaît en quelques minutes de port.
Non, et cet article ne le prétend pas. Un bijou peut servir de point d'appui sensoriel, de geste d'ancrage, de rituel du soir : c'est une pratique culturelle très ancienne, pas un traitement. Si la sensibilité s'accompagne d'une souffrance durable, d'un isolement ou de troubles du sommeil, un professionnel de santé est l'interlocuteur qui convient.
En partant des sensations plutôt que de l'apparence : une matière au contact doux (ambre, corne, verre poli), un poids que le cou ou le lobe oublie, une monture sans arête ni maillon qui accroche, et l'absence de pendeloques qui cliquettent. Le guide sur le port des bijoux détaille comment les parures anciennes réglaient déjà ces questions de poids et de fixation.
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